Singapour instaure des amendes jusqu'à 3220€ dans les bus

Singapour instaure des amendes jusqu'à 3220€ dans les bus
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Singapour renforce encore sa réputation de « Fine City » avec l'introduction de nouvelles amendes pour les comportements inappropriés dans les transports publics. Depuis cette semaine, les usagers des bus risquent une sanction financière de 500 dollars singapouriens, soit environ 340 euros, pour des infractions aussi simples que poser leurs pieds sur les sièges ou consommer de la nourriture à bord.



Cette mesure s'inscrit dans la politique stricte de la cité-État en matière de maintien de l'ordre et de la propreté dans les espaces publics. L'autorité des transports publics (LTA) a annoncé lundi ces nouvelles dispositions qui alignent les règles applicables aux bus sur celles déjà en vigueur dans le réseau de trains rapides.



Des sanctions financières dissuasives pour maintenir la propreté



Les nouvelles réglementations mises en place par la LTA (Land Transport Authority) prévoient un système d'amendes à deux niveaux. Le premier concerne les infractions mineures comme manger dans le bus ou poser ses pieds sur les sièges, sanctionnées par une amende de 500 dollars singapouriens. Le second niveau vise les comportements plus graves considérés comme salissant le véhicule ou créant un danger pour les autres passagers.



Pour ces infractions plus sérieuses, l'amende peut grimper jusqu'à 5 000 dollars singapouriens, soit environ 3 220 euros. Cette somme considérable témoigne de la fermeté avec laquelle Singapour entend faire respecter les règles de civilité dans ses transports en commun.



Qu'entend-on exactement par « salir » un bus ?



Les nouvelles dispositions ne dressent pas une liste exhaustive de chaque délit possible, laissant une certaine marge d'interprétation aux autorités. Toutefois, selon les critères officiels de la police, la notion de « salir » un bus englobe plusieurs comportements spécifiques :




  • Vomir, uriner ou cracher dans le véhicule

  • Répandre des fluides corporels sur les sièges, le sol ou les barres de maintien

  • Souiller le bus avec de la boue, de la nourriture ou de la graisse

  • Tout acte laissant des traces ou des salissures visibles



Ces définitions larges permettent aux agents de la LTA d'intervenir sur un large éventail de situations susceptibles de dégrader la propreté des véhicules ou de gêner les autres usagers.



Singapour, la « Fine City » : une réputation bien établie



Le surnom de « Fine City » attribué à Singapour joue sur un double sens en anglais : « fine » signifiant à la fois « amende » et « magnifique ». Cette appellation reflète parfaitement la philosophie de la cité-État qui maintient sa propreté légendaire grâce à un système d'amendes particulièrement développé.



La liste des comportements sanctionnés financièrement à Singapour est déjà impressionnante. Les résidents et touristes peuvent être verbalisés pour de nombreuses infractions dans l'espace public, notamment jeter des détritus, fumer dans des zones interdites, traverser en dehors des passages piétons, ou encore ne pas tirer la chasse d'eau dans les toilettes publiques.



L'interdiction historique du chewing-gum



L'exemple le plus célèbre de la rigueur singapourienne reste sans doute l'interdiction de vendre du chewing-gum, instaurée en 1992. Cette mesure radicale a été prise après que des usagers malveillants aient collé des chewing-gums sur les portes des wagons du métro.



Ces actes de vandalisme apparemment anodins perturbaient en réalité les capteurs électroniques des portes automatiques, provoquant des retards dans le réseau de transport et des coûts de maintenance élevés. Plutôt que de simplement sanctionner ce comportement, Singapour a choisi d'interdire purement et simplement la vente de chewing-gum sur son territoire.



Une harmonisation des règles entre bus et trains



Les dernières réglementations concernant les bus visent principalement à créer une cohérence réglementaire entre les différents modes de transport public. Jusqu'à présent, le réseau de trains rapides (MRT) était soumis à des règles strictes que les bus n'appliquaient pas avec la même rigueur.



Selon la LTA, cette harmonisation permettra de créer « un environnement de transport public plus sûr, plus respectueux et plus agréable » pour l'ensemble des usagers. L'objectif est de garantir le même niveau de confort et de propreté, quel que soit le mode de transport emprunté.



Une application avec discernement



Malgré la sévérité apparente de ces nouvelles règles, l'autorité des transports a tenu à préciser que ses agents feraient preuve de « discernement et d'équité » dans leur application. Cette nuance est particulièrement importante pour les situations impliquant des personnes vulnérables.



Les usagers souffrant de problèmes de santé physique ou mentale bénéficieront d'une certaine tolérance. Les agents de la LTA sont formés pour évaluer chaque situation individuellement et adapter leur réponse en fonction du contexte et des circonstances particulières.



Cette approche vise à trouver un équilibre entre le maintien de normes élevées de propreté et de civilité, et la prise en compte des réalités humaines et des situations exceptionnelles qui peuvent survenir dans les transports en commun.



Avec ces nouvelles mesures, Singapour confirme sa position de ville où les règles de vie en société sont parmi les plus strictes au monde, mais aussi où la propreté et l'efficacité des services publics sont exemplaires. Un modèle qui continue d'attirer autant l'admiration que les critiques à l'échelle internationale.


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info Source : 20 Minutes | Insolite

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